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Quand l’Église catholique se pensait en société parfaite et intouchable

Photo Gabriel Bouys/AFP

Droit, économie et gestion

21/02/20

[The Conversation] L’arsenal juridique historique de l’Église a laissé des traces et a probablement renforcé le sentiment d’impunité des prêtres incriminés dans des affaires d’agression sexuelle sur mineurs.

A chaque scandale impliquant un membre du clergé dans une affaire de pédocriminalité ou de violences sexuelles se pose la question de l’impunité des auteurs et du silence qui les entoure.

Comment expliquer que certaines pratiques se sont perpétuées au sein d’une institution comme l’Eglise catholique, pourtant dotée de puissants instruments juridiques et politiques ? Il faut pour cela comprendre la façon dont l’Eglise a défendu et mis en place des législations pensées en dehors de l’État séculier.

Le tournant du XVIᵉ siècle

Le droit canonique - soit l’ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l’Église et de ses fidèles – en tant qu’instrument juridique est le miroir de l’autocompréhension de l’Église catholique, soit, la représentation que l’Église se fait d’elle-même.