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Pourquoi l’humain est-il si vulnérable au risque de dépression ?

Crédit Gabriel / Unsplash, FAL

Vie et santé

27/02/20

[The Conversation] Compte tenu de la prévalence élevée de la dépression, on peut imaginer que des caractéristiques la facilitant aient été retenues par la sélection naturelle, eu égard aux avantages qu’ils procuraient.

La dépression se traduit par de la tristesse, une perte d’intérêt ou de plaisir, et une perte d’énergie. À cette triade s’associent des symptômes physiques – comme un ralentissement psychomoteur, des troubles de l’appétit et du sommeil – mais aussi psychologiques – avec des difficultés de concentration et des pensées négatives – le tout pouvant conduire au suicide. Enfin, des symptômes non spécifiques de la dépression – à l’instar de l’anxiété et des douleurs – peuvent compléter le tableau. Et la quasi-permanence et la sévérité de tous ces signes doivent avoir un retentissement significatif sur le fonctionnement personnel, pour que l’on parle de dépression caractérisée ou majeure nécessitant une intervention thérapeutique.

Une maladie très répandue

Ainsi définie, la dépression touche 15 à 20 % des humains au cours de leur vie, et la moitié d’entre eux fera plus d’un épisode. N’importe qui peut être concerné, mais de nombreux facteurs augmentent les risques : des antécédents familiaux de dépression, de troubles bipolaires et d’addictions (reflétant notamment une prédisposition génétique), des événements prédisposants de l’enfance (carences affectives, maltraitance, abus…), des événements déclencheurs survenus peu avant le début de l’épisode (souvent une perte, quelle que soit sa nature), une maladie physique (surtout si elle est grave, douloureuse ou touche le système nerveux central) ou encore d’autres troubles psychiatriques (quels qu’ils soient).

  • Retrouvez l'intégralité de cet article de Gilles Bertschy, professeur des universités – Praticien hospitalier, Université de Strasbourg, sur theconversation.com