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Regroupement des formations médicales et paramédicales : la Faculté de médecine de l’Université de Strasbourg évolue pour former les médecins, infirmiers, kinés, ergothérapeutes…

La Faculté de médecine, maïeutique et sciences pour la santé. ©C.Schröder/Université de Strasbourg

[Presse] Étudiants, [Presse] Formation

08/07/20

Le conseil d’administration de l’Université de Strasbourg a adopté à l’unanimité ce mardi 7 juillet 2020 l’évolution de la Faculté de médecine qui devient désormais la Faculté de médecine, maïeutique et sciences pour la santé. Environ 4 000 étudiants supplémentaires issus des formations maïeutique, soins infirmiers, kinésithérapie, ergothérapie, psychomotricité et manipulateurs en radiologie sont intégrés à l’Université de Strasbourg formant un véritable pôle santé territorial pour mieux répondre aux enjeux majeurs de la santé de demain.

Initié depuis 5 ans par Jean Sibilia, doyen de la Faculté de médecine, en complète synergie avec la direction de l’université, ce projet original va rassembler des formations en santé au sein de l’Université de Strasbourg en concertation avec la communauté médicale et les différents métiers de la santé, les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS), les autres établissements de santé et tous les acteurs du soin, institutionnels et privés. Aux côtés des facultés de pharmacie et d’odontologie de l’Université de Strasbourg, cette nouvelle Faculté de médecine, maïeutique et sciences pour la santé va favoriser la reconnaissance de tous les métiers de la santé en intégrant les formations aux métiers de sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychomotriciens et manipulateurs en radiologie (les filières orthophonie et orthoptie étant déjà intégrées à la faculté de médecine). Si les étudiants et les formations sont intégrés, la plupart des structures en revanche restent autonomes : les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) et l’Institut interrégional de formation des métiers de la rééducation (IIFMR) garderont leur entité juridique propre mais sont désormais associés à l’Université de Strasbourg.

Cette restructuration, adoptée par le conseil d’administration de l’Université de Strasbourg le 7 juillet 2020, s’appuie sur de grandes réformes nationales comme celle de l’accès aux études de santé ou les réformes pédagogiques des 2e et 3e cycles. A Strasbourg, comme annoncé en janvier 2020, l’accès aux études de santé se fera, à partir de septembre 2020, par une Licence Sciences pour la santé (SPS) construite avec 11 autres disciplines universitaires. Cette première année SPS remplace la première année commune aux études de santé (Paces).

Les étudiants seront donc formés aux différents métiers de la santé, de l’hôpital et de la ville, avec le même objectif d’excellence, dans un esprit d’humanisme, fort d’une culture de l’éthique et de la déontologie. Les étudiants seront également sensibilisés aux grands défis à mener face notamment au handicap, à la précarité ou aux risques environnementaux. La faculté intègrera pour la première fois une commission de l’environnement et du développement durable. Pour ces étudiants nouvellement intégrés, ce rapprochement signifie concrètement une inscription à l’Université de Strasbourg, leur ouvrant droit au Pass Campus et à ses avantages (carte d’étudiant), l’accès aux bibliothèques universitaires, aux services du Crous, etc. L’objectif est d’accompagner le mieux possible les étudiants pour leur réussite professionnelle, en étant très attentif à leur bien-être pendant leur formation.

La nouvelle Faculté de médecine, maïeutique et sciences pour la santé, forte désormais de plus de 10 000 étudiants, favorisera une formation pluri-professionnelle avec l’acquisition de nouvelles compétences et la création de nouveaux métiers intégrant notamment les enjeux de l’e-santé. Elle permettra de développer ses missions de recherche et de formation qui intégreront de nouveaux outils tels que les plateformes de simulation et le numérique. « L’objectif de cette démarche est de mieux répondre aux besoins des populations du territoire alsacien afin que les soins et l’innovation soient accessibles à tous dans les meilleures conditions. La santé de demain est une exigence citoyenne que la crise sanitaire du coronavirus a rappelé avec force », souligne Jean Sibilia, doyen de la Faculté de médecine, maïeutique et sciences pour la santé. Ce nouveau pôle de santé universitaire repose également sur une stratégie partagée pour promouvoir la recherche en santé, coordonnée avec tous les acteurs et les collectivités qui ont permis de faire de l’Eurométropole de Strasbourg un territoire leader dans le domaine de la santé.  

Cette nouvelle Faculté de médecine, maïeutique et sciences de la santé fait de l’Université de Strasbourg un centre de tout premier ordre en France et en Europe pour la formation et la recherche en santé.

 

En savoir plus sur la réforme de la 1re année des études de santé à l'Université de Strasbourg :
acces-etudes-sante.unistra.fr

Contact presse : Christine Guillot