L'actualité de la recherche

« Le petit catalyseur qui manquait » à l’ECPM

11/10/2018

Depuis le mois de juillet, l’Ecole européenne de chimie polymère et matériaux (ECPM) s’est dotée d’un responsable relations recherche. Objectif : dynamiser le dialogue et l’émulation entre unités mais aussi avec l’école et les entreprises. Un travail que Mourad Elhabiri entend bien mener avec enthousiasme et détermination pour faire rayonner la recherche des laboratoires mais aussi plus largement du site de Cronenbourg.

Mourad Elhabiri se voit comme un
facilitateur entre l'ECPM et ses unités
associées. Photo DR

Cinq unités de recherche sont associées à l’ECPM. « Nous nous sommes rendu compte que ces laboratoires travaillaient beaucoup avec l’extérieur mais peu en local ensemble », souligne Mourad Elhabiri, chercheur au Laboratoire d’innovation moléculaire et applications et directeur de recherche CNRS depuis 2015. Il précise qu’il existait une fédération de recherche ECPM, « mais elle s’était un peu endormie. Elle a été remplacée par d’autres fédérations et un positionnement purement ECPM a disparu. »

« Donner du temps à la collectivité »

Pour ramener du dynamisme et de la cohésion entre l’école et les laboratoires associés un poste de responsable relations recherche a été créé en juillet 2018. « Souvent, j’entendais parler de Mourad car il échangeait avec tout le monde, il nous fallait une personne fédératrice », glisse Sylvie Bégin, directrice de l’école. Un rôle sur mesure pour le directeur de recherche qui assure cette fonction de manière bénévole et se voit comme un facilitateur, « le petit catalyseur qui manquait ».

« J’ai atteint un niveau assez élevé dans ma carrière, je n’ai plus grand-chose à espérer de ce côté-là. J’ai voulu donner du temps à la collectivité. Je travaille moi-même beaucoup à travers des collaborations, j’aime la mise en réseau de disciplines qui n’ont pas forcément vocation à travailler ensemble », détaille Mourad Elhabiri soulignant que cette interaction ne peut se créer qu’avec l’adhésion et l’enthousiasme des différents directeurs d’unité. « Ce qui est le cas. »

Provoquer des échanges

Pour favoriser ces interactions, Mourad Elhabiri a une arme imparable : la mise en présence des personnes pour provoquer des échanges. « L’objectif est de mieux connaitre les activités de recherche des laboratoires et de pouvoir ainsi mieux orienter les industriels en recherche de compétences ou de partenariats. Sans oublier de favoriser les interactions locales et une veille technologique», souligne Sylvie Bégin. Première étape pour Mourad Elhabiri, se présenter mais aussi recueillir les besoins et les attentes des directeurs d’unité. Une réunion les rassemblant a déjà eu lieu avec un objectif commun : réaliser une cafétéria.

Côté projets : Mourad Elhabiri souhaite répondre à un appel à projets Idex qui permettra d’organiser trois journées thématiques réunissant les unités de l’ECPM mais aussi du site de Cronenbourg avec des personnes du monde industriel. Sans parler d’une convention d’association informelle en cours de rédaction entre les laboratoires et l’ECPM permettant de préciser les droits et obligations de chacun. « Beaucoup de choses peuvent se régler par le dialogue. Je prévois également de créer un outil partagé permettant de mutualiser les salles de réunion. Ce sont des choses simples qui facilitent la vie. On avance petitement mais surement, dans une situation où les planètes s’alignent bien… »

Marion Riegert

L’ECPM en chiffres

Important information

5

unités associées dont deux laboratoires communs de recherche : le Laboratoire d’innovation moléculaire et applications (Lima), L'Institut de chimie et procédés pour l'énergie, l'environnement et la santé (ICPEES), le Département des sciences analytiques de l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien (IPHC), le Département de chimie des matériaux inorganiques de l’Institut de physique et de chimie des matériaux de Strasbourg (IPCMS) et l’Institut Charles-Sadron (ICS)

4

start-up hébergées

3

disciplines présentes : la chimie, les polymères et les matériaux pour trois champs d’étude : santé, énergie et environnement

400

personnels environ dont 30% de chercheurs

200

collaborations académiques et une quarantaine de collaborations industrielles