L'actualité de la recherche

Lauréats ERC 2009

11/12/2018

Jean-Yves Bigot

Photos DR

Directeur de recherche au CNRS. Institut de physique et chimie des matériaux de Strasbourg (IPCMS). Lauréat d’une bourse ERC Advanced Grant (Physical sciences and engineering).

Projet : ATOMAG - From Attosecond Magnetism towards Ultrafast Spin Photonics.

Résumé :
Le projet se propose d’approfondir une nouvelle frontière en physique : l’étude de systèmes magnétiques utilisant des impulsions laser d’une durée de l’ordre de l’attoseconde (10-18 secondes).

Luisa De Cola

Professeur, Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (UMR 7006). Lauréate d’une bourse ERC Advanced Grant (Physical Sciences and Engineering) en 2009.

Projet : MaGIC - (Nano)-Materials for cell growth, imaging and communication.

Résumé : Le projet traite de la synthèse, la caractérisation, la fonctionnalisation et l’utilisation de nanoparticules poreuses à base de silice pour des applications biomédicales. Il a pour but d’utiliser les nanomatériaux comme plateforme pour créer de nouveaux systèmes de livraison de médicaments, et d’imagerie, mais également de les utiliser pour créer des surfaces structurées pour la croissance cellulaire et les études en modèles en 2D et éventuellement en 3D. Des systèmes poreux à base de silice ont été réalisés, ainsi que des nanocapsules pouvant être détruites grâce à un stimulus externe. Les matériaux sont actuellement étudiés in vivo pour la livraison de biomolécules et de médicaments.

Bruno Klaholz

Directeur de recherche CNRS, Centre de biologie intégrative - Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (UMR 7104/UMR_S 1258). Prix Raimond Castaing de la French society of microscopies en 2017. Lauréat d’une bourse ERC Starting Grant (Life Sciences) en 2009.

Projet : TRANSLATIONMACHINERY - Integrative structure and function study of the bacterial and human protein synthesis machinery.

Résumé :
La biosynthèse des protéines est catalysée par le ribosome, une machinerie moléculaire qui est fortement régulée en fonction des besoins cellulaires. Par une approche de biologie structurale intégrative, incluant notamment biochimie, cristallographie et cryomicroscopie électronique à haute résolution, ce projet vise à analyser le mécanisme d’action moléculaire du ribosome, bactérien et humain, dans différents états structurels et fonctionnels lors de la formation de complexes avec des molécules régulatrices (protéines, ARN messagers) ou des inhibiteurs ayant des implications importantes pour la santé humaine.

Jean-Marc Reichhart

Professeur émérite, Modèles insectes d’immunité innée (M3I) - Institut de biologie moléculaire et cellulaire (FR 1589). Lauréat d’une bourse ERC Advanced Grant (Life Sciences) en 2009.

Projet : IMMUDROSO - Sensing and signalling in the innate immune response, using Drosophila as a model.

Résumé :
Dépourvue de système immunitaire adaptatif (pas d’anticorps), la mouche Drosophile combat les agents infectieux uniquement par le biais de son système immunitaire inné. Ainsi, la recherche sur la Drosophile a permis de découvrir les récepteurs Toll et d’ouvrir un nouveau chapitre de nos connaissances du système immunitaire. Faisant suite à cette découverte, le projet se propose d’utiliser notre insecte favori pour mieux comprendre à deux niveaux différents ce système immunitaire inné. Le premier niveau concerne la perception des agents infectieux : comment la mouche perçoit-elle les microbes ? Le deuxième concerne la régulation du système immunitaire. En effet, toute stimulation chronique du système immunitaire chez la mouche comme chez l’homme, entraine des phénomènes inflammatoires, sources de nombreuses pathologies et cancers. Il est donc important de comprendre comment ce système est tenu sous contrôle.